Six mouvements à l’initiative de la première Biennale

Cela fait plus d’un an maintenant que cet évènement est en préparation.
Six mouvements pédagogiques en sont à l’origine. Découvrez-les !

CEMEA

Les Centres d’entrainement aux méthodes d’éducation active (CEMEA) sont un courant d’éducation nouvelle qui se détermine autour d’un travail de recherche et de proposition autour d’une conception de  l’activité (plus précisément de l’éducation active).

Par activité il faut entendre tout ce qui mettra la personne en position d’agir sur elle-même, sur le groupe auquel elle contribue, sur le milieu qu’elle doit pouvoir transformer pour se l’approprier. Il faut entendre par activité tout ce qui sera dynamisé par l’expérimentation, du tâtonnement, par une projection vers le devenir. Une des illustrations les plus précises de l’éducation active est la pédagogie de projet.

Cela se démarque fondamentalement d’une instrumentalisation mercantile « des » activités, objets souvent inanimés se consommant hors justement de ce qu’est une dynamique d’éducation active.

Il faut entendre l’activité comme étant libératoire et émancipatrice, participant à l’élaboration d’une société plus juste et plus égalitaire.

L’éducation active englobe de fait toutes les pédagogies contribuant à la compréhension et à la formation à la démocratie.

Pour aller plus loin : Texte Ceméa

CRAP – Cahiers pédagogiques

Les Cahiers pédagogiques ont vu le jour en 1945, avec comme objectif de coordonner les efforts des « classes nouvelles » conçues comme ferment de transformation de l’enseignement secondaire. D’abord simple bulletin de liaison, la revue, porte-parole du Cercle de Recherches et d’action pédagogiques, est devenue un outil majeur de formation et de diffusion des innovations, de la maternelle au lycée, en s’inspirant des pédagogies dites « nouvelles ». Tout en se voulant une passerelle entre le monde de la recherche et le terrain des classes, elle est un agent dynamique de transformation de l’école dans une perspective démocratique. Le CRAP, mouvement pédagogique militant, est activement présent dans les différentes académies, au sein des ESPE, du CAPE, grâce à de nombreux adhérents et sympathisants, enseignants, formateurs, personnels de direction, éducateurs.

Par sa revue, son site ou ses formations, l’association permet aux acteurs de l’éducation de partager leurs innovations, leurs pratiques et leurs réflexions, et ainsi de se former et d’œuvrer à une école plus juste et plus efficace.

Pour aller plus loin : Texte CRAP Cahiers Pédagogiques

Notre dossier, en accès gratuit, sur l’éducation nouvelle : Dossier Education Nouvelle

Ficeméa

La Fédération internationale des Centres d’Entraînement aux Méthodes d’Éducation Active (Ficeméa) regroupe une quarantaine d’associations avec une implantation territoriale en Europe, Amérique du Sud, Afrique, Océan indien. Notre fédération travaille depuis 60 ans pour la promotion de l’Éducation nouvelle dans une volonté de transformation des pratiques éducatives et sociales. L’Éducation nouvelle a pour but l’émancipation des individus tout au long de leur vie, leur formation en qualité de citoyen afin de promouvoir la vie démocratique.

La Ficeméa a pour objectifs de :

  • Renforcer la présence des membres de la Ficeméa dans les organisations
  • Inciter et impulser des dynamiques de
  • Promouvoir des projets portés par les associations membres et de coordonner leurs
  • Mutualiser des idées, des activités, des combats, des initiatives pour plus de reconnaissance individuelle et

Fédérer des associations autour d’une philosophie commune : l’Éducation nouvelle.

Pour aller plus loin : Texte Ficeméa

Fespi

La Fédération des Établissements Scolaires Publics Innovants (FESPI) regroupe des structures expérimentales qui, dans une démarche pédagogique et politique, développent un travail collégial et innovent sur l’ensemble d’un établissement, sans séparer le plan pédagogique et celui de l’organisation générale.

Les objectifs des Établissements Scolaires Publics Innovants (ESPI) sont : de proposer une offre pédagogique alternative dans le cadre du service public d’éducation afin de contribuer à l’évolution démocratique de l’École : « une école plus juste pour une société plus juste » ; de mettre en œuvre des pratiques de travail en équipe dans les écoles, les collèges et les lycées, par la redéfinition de la professionnalité enseignante ; de permettre l’exercice concret de la citoyenneté par les élèves grâce  à leur implication dans les réflexions et les prises de décisions concernant l’établissement.

Si chaque ESPI a son identité propre, tous partagent les mêmes fondamentaux issus, pour l’essentiel, des différents mouvements de l’Éducation nouvelle : soit qu’ils s’en réclament explicitement à travers Freinet et Decroly, par exemple, soit qu’ils s’en inspirent en mettant en œuvre les principes et les méthodes de la pédagogie active : pédagogies de projet, pédagogies coopératives, pédagogie institutionnelle, ainsi que différentes démarches et dispositifs favorisant le développement de l’esprit critique et la participation citoyenne des élèves.

Pour aller plus loin : Texte Fespi

GFEN

Le Groupe français d’éducation nouvelle (GFEN), mouvement de recherche et de formation en éducation, est né en 1922. Langevin, Wallon, Mialaret, Gloton, Bassis, ses présidents, ont contribué  à en forger l’identité. Depuis, pour s’opposer à l’idéologie des dons et combattre les fatalités, le  GFEN mène réflexions et activités sur les pratiques éducatives visant la réussite de tous et l’émancipation.

Le GFEN intervient de la maternelle à l’université, en éducation prioritaire et ailleurs, dans toutes les disciplines, avec des administrations, associations, collectivités territoriales, syndicats et organise des ateliers, des formations, des rencontres nationales. Il agit dans des groupes régionaux ou  thématiques : langues, maternelle, arts plastiques, écriture, philosophie, institut Henri Wallon.

Le GFEN établit des ponts entre recherche, formation et action sur le  terrain  en  intégrant  ces valeurs : une approche anthropologique des savoirs, la conviction que le sujet construit ses savoirs avec les autres, la coopération et la solidarité dans les apprentissages, une même ambition pour tous.

Pour aller plus loin : Texte GFEN

Icem – Pédagogie Freinet

L’espérance et l’utopie portent l’Éducation nouvelle avec ce postulat : l’engagement de l’élève comme sujet. Mais également qu’instituer l’élève n’abolit pas l’enfant, que l’enfant est un sujet qui ne peut  être absent de l’école pour qu’elle fonctionne mieux !

L’originalité du mouvement Freinet

1- Il expérimente et théorise dans le cadre des classes ordinaires de l’enseignement public avec quatre grands principes pédagogiques :

  • La nécessité d’élever le niveau intellectuel et culturel du peuple en s’appuyant sur les innovations pédagogiques et les apports des technologies
  • La liaison entre les apprentissages scolaires et les activités concrètes dont les élèves perçoivent l’utilité et le sens
  • L’ouverture de l’école sur le milieu social et économique.
  • La nécessité de l’auto-organisation des élèves avec la possibilité de participer réellement aux décisions concernant le travail et l’organisation de l’école.

2- C’est un mouvement pédagogique pour les enfants du peuple, son projet c’est l’école populaire. Il ne perd jamais de vue que la libération de l’enfant n’est que l’un des aspects de la libération humaine.

En 1947, est créé l’Institut Coopératif de l’École moderne, l’ICEM qui aujourd’hui a toujours la même visée : une école populaire, libératrice et émancipatrice aussi bien dans les écoles publiques de village que dans celles des villes et de ses quartiers populaires.

Pour aller plus loin : Texte ICEM Freinet